La médecine a ses limites
1413 visites depuis le 15/01/2009. Article référencé dans la catégorie Actualité.
maladie médecine praticiens La médecine a ses limitesLa médecine a ses limites Ne perdons jamais de vue qu'un médecin est d'abord un être humain faillible. D'où la nécessité de ne pas leur vouer une confiance complètement aveugle. C'est désolant je sais, car cela implique que le patient ne doit compter que sur lui-même. Au moment où il a besoin de soutien, il se retrouve seul face à la maladie. Mais devant l'énormité des erreurs commises, il devient urgent pour le patient de se protéger:
- en adoptant une attitude responsable, contraire à la passivité
- en consultant des thérapeutes issues de médecines diverses
- en prenant des renseignements sur leur réputation
- en se documentant sur la maladie diagnostiquée
- en recherchant des patients qui en sont atteints (ex: forums)
- en exercant un contrôle sur les thérapies mises en oeuvre.
On n'a qu'un corps pour toute la vie, dont on est seuls responsables. C'est donc à nous d'oeuvrer pour le préserver. Le patient est le seul capable de savoir ce qui est bon pour lui. Si un médicament se révèle inefficace ou qu'il génère des effets secondaires nuisibles à sa santé, rien ne l'oblige à poursuivre le traitement qui lui a été prescrit. Je veux décider pour moi des souffrances et des conséquences à endurer. Mais combien se sentent libres de dire non face à l'assurance d'un médecin?
Réservez votre confiance à ceux qui en sont dignes. J'attire particulièrement votre attention sur le fait que tous les médecins ne sont pas toujours honnêtes, c'est une réalité. Il faut donc rester très vigilant. Cet avertissement fait suite aux nombreuses observations que j'ai eu le loisir de faire lors de contacts avec des praticiens issues de l'école de médecine classique, qui se sont permis de me faire encourir des risques sans me tenir informée, tout en sâchant que je n'y connaissais rien.
En d'autres mots, ils ont pris des mauvaises décisions pour moi, quitte à abîmer mon organisme au lieu de protéger ce qui pouvait l'être, en se disant que quoi qu'il arrive je ne pourrais pas me défendre. A titre d'exemples, je citerai des traitements contre la dépression qui provoquent des caries, des médicaments contre l'hyper-thyroidie qui ont des conséquences hormonales néfastes, des corticoides qui affectent la fonction rénale lorsqu'ils sont pris régulièrement, pour ne citer que ceux-là - la liste est longue.
Les raisons d'une prescription médicale peuvent être multiples. Soins dévolus au patient selon un protocole donné, mais aussi fidélisation de la clientèle, augmentation du chiffre d'affaires des laboratoires partenaires moyennant pourcentages ou cadeaux divers (rétribution sous forme de voyages, etc). Et parfois aussi malheureusement, le praticien qui ne sait pas quoi faire va prescrire un anxiolytique ou un antidépresseur pour montrer au patient que sa souffrance a été prise en compte, bien que cela ne règle pas le problème pour lequel il est venu consulter.
Quelque chose m'échappe dans le système de soins en France. C'est l'absence d'orientation. Un médecin a le droit de ne pas savoir. Nul n'a la science infuse. Mais se réfugier derrière le terme de dépression ou pire, d'hypocondrie face à des symptômes chroniques ou récurrents n'a jamais constitué une solution valable. Si le médecin ne sait pas ou ne peut pas soigner, le patient rentre chez lui au lieu d'être orienté vers un confrère plus compétent. Par ignorance, le patient va donc occasionner d'autant plus de coûts pour la sécurité sociale, qu'il ne parvient pas à être entendu.
C'est tout le problème de la fierté mal placée dont font preuve certains praticiens, comme du découragement de certains autres à traiter des pathologies que la médecine actuelle n'est pas en mesure de guérir, sans jamais pouvoir nous avouer la vérité. S'ensuit une démotivation au quotidien qui pousse ces praticiens à prescrire des médicaments censés camoufler les symptômes mais qui ne soignent en rien la maladie, c'est-à-dire les causes du mal... Pire, qui la font parfois même dégénérer, sans se soucier des conséquences que le patient aura à supporter plus tard.
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- Collectif de Patients en Colère