Bavures médicales : que font les pouvoirs publiques?
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hôpitaux hémorragie rate Bavures médicales : que font les pouvoirs publiques?Bavure médicale : mort d'un adolescent à l'hôpital de Strasbourg Comment Maxime Walter, 15 ans, a-t-il pu trouver la mort à l'hôpital en dépit des interventions répétées de ses parents auprès du chirurgien qui ne souhaitait pas l'opérer? Déroulement des faits tels qu'ils se sont produits:
Dimanche 21 septembre 2008
10 h45: Une banale chute de vélo, comme il en arrive tous les jours. Maxime se plaint de fortes douleurs dans le ventre. Il est évacué 20 minutes plus tard à l'hôpital de Hautepierre de Strasbourg. On l'installe sur une chaise roulante car ses douleurs sont trop vives pour lui permettre de marcher. Il a mal. Son teint est livide. Une infirmière constate du sang dans ses urines.
On lui fait passer une échographie. Il souffre de plus en plus et commence à avoir froid. L'échographe désigne aux parents les parties noires sur l'écran: sa rate saigne beaucoup. Il fait remarquer à l'aide soignante que ce n'est pas normal qu'il ne soit pas encore perfusé pour les douleurs en ajoutant que le scanner n'est plus nécessaire car il y a urgence vitale: il lui faut une perfusion, et direction le bloc opératoire, immédiatement!
Maxime souffre d'une hémorragie interne. Aux urgences, on cherche son dossier partout en vain. On envoie une personne de la famille à l'accueil pour récupérer le dossier. Elle se fait renvoyer de l'accueil. Une dame lui dit qu'elle s'en occupe. Elle revient avec un autre dossier. Ce n'est pas le bon.
(...) Vers 14 h15, ils entrent dans la chambre de Maxime en réanimation. Il est transfusé. Il vomit du sang par jets noirâtres mais il est conscient. Il grelotte et réclame à boire tout en se plaignant de douleurs de plus en plus violentes. Une infirmière présente lui répond: "Je ne peux plus te donner à boire, tu vois bien que tu vomis!"
Voyant le cuissard et pas de cicatrices, les parents demandent : "Mais... il n'a pas été opéré?" Une dame arrive. C'est la médecin ou l'infirmière chef, on ne sait pas exactement. Elle leur explique la technique non-opératoire qui consiste à donner du sang pour équilibrer la pression autour de la rate afin de stopper l'hémorragie. Elle avoue que cela va endommager ses reins. Mais on va lui sauver la rate. Puis elle confirme les résultats du scanner: ni le foie, ni les reins, ni les poumons, ni le cerveau ne sont touchés. Les parents ne sont pas d'accord. Ils sont pour l'opération. Son père précise que les reins lui paraissent plus importants que la rate.
(...) Le chirurgien arrive vers 18 h30. Le ventre enflé de Maxime est dur comme du béton. Les parents questionnent, puis protestent. Il n'y aura pas d'opération. Le chirurgien veut conserver la rate. Les parents proposent de signer une décharge pour l'ablation de la rate, le mettant hors de cause en cas d'incidents lors de l'opération. Nouveau refus. C'est lui qui décide: c'est lui le médecin. Maxime supplie tout le personnel médical de l'aider. Il veut mourir. Cela fait sept heures qu'il se tord de douleur.
Lundi 22 septembre 2008
Six heures du matin, le téléphone sonne. On a plongé Maxime dans le coma artificiel suite à une fuite de l'artère menant à la rate. On a également vidé son abdomen de 6 litres de sang. Il faut le dialyser car ses reins ont trop souffert. L'hémorragie continue. S'il ne coagule pas, son pronostic vital risque d'être engagé. Arrivés dans le service de réanimation, les parents demandent si la vie de Maxime est menacée. Quelqu'un leur dit: "Son taux de potassium est tellement élevé qu'il n'y a plus que la prière qui peut le sauver."
On les renvoie chez eux. Vers 10 heures, ils appellent le service. On leur dit que Maxime est retourné au bloc opératoire pour l'ablation de sa rate. Ils pourront le voir à 14 heures. Lorsqu'ils reviennent à l'hôpital, la dialyse n'a toujours pas été posée. On les prie de quitter la chambre car ils gênent le bon déroulement des soins. "Maxime coagule très mal suite aux nombreuses transfusions." Le foie a lâché.
En fin d'après midi, les pieds de Maxime sont recourbés et durs. Le sang ne va plus aux extrémités car il se concentre sur les organes principaux. Renseignements pris auprès de l'équipe soignante, il a également un oedème pulmonaire. Ses mains sont gonflées. Son visage est très enflé, ses joues sont très rouges et l'arrière de la tête est de couleur bleu violacé.
Mardi 23 septembre 2008
(...) Vers 11 heures, après une heure d'attente, la famille force la porte de la chambre de Maxime. C'est l'affolement général. Une infirmière cherche une seringue, elle ne la trouve pas. La courbe de température de Maxime est tombée à 30°C. Il est recouvert d'une couverture de survie. Etrangement, elle ne se soulève plus. Maxime a les yeux révulsés. La médecin chef affirme que son état est inquiétant mais stationnaire.
A 22 heures, Maxime fait un premier arrêt cardiaque. Massé par trois infirmières, le coeur repart. Dix minutes plus tard, second arrêt cardiaque. Mais cette fois ci, le coeur ne repart pas. C'est fini.
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